Comment fonctionne le Jalna ?

Description plus technique de l'action du Jalna :
Lorsque le cavalier agit sur les rênes vers lui (à l’horizontale) le Jalna permet au mors d’agir de façon modérée sur la langue et barres puis à partir d’une certaine tension sur les rênes, l’excès est réparti sur le chanfrein.
Lorsque le cavalier agit ou tire sur les rênes vers le haut, le Jalna permet au mors d'agir en premier sur la commissure des lèvres puis en cas d'action très forte le Jalna vient agir sur le chanfrein du cheval.
Les mouvements de tête et de l'avant main du cheval sont transmis aux mains du cavalier non par la seule action du mors dans la bouche mais aussi par le chanfrein.
Le cheval ayant moins de contraintes au niveau de la bouche grâce à l'effet de répartition du Jalna il vient plus facilement tendre ses rênes pour mieux travailler.
Lors des sauts d'obstacles, le Jalna permet au cheval de se sentir plus libre d'avancer sa tête et son encolure et donc éduque la main du cavalier à suivre le mouvement de la tête et de l'encolure de son cheval durant le saut. La traction ressentie par le cavalier est plus franche et plus pédagogique. La tête du cheval ne se retrouve pas bloquée par la peur de prendre un à coup dans la bouche au niveau de la langue et des gencives avec le mors.
Le Jalna par l'emplacement de fixation des rênes avec un effet coulissant, permet de choisir d'avoir une action sur le chanfrein ou sur le mors ou sur les deux le mors restant bien libre dans la bouche (bien sûr il doit être adapté à la bouche du cheval comme dans tous les cas de monte avec mors).
La bouche du cheval est protégée par l'action dominante sur le chanfrein lors des actions de la main vers l'arrière (à l'horizontale). Ces actions sont retrouvées principalement lors de mauvais sauts, de perte d'équilibre du cavalier, de retenue de la position du cavalier par les mains, etc. Ce sont des actions qui pénalisent et sanctionnent la bouche du cheval ainsi que son moral. Le cheval va alors apprendre à rentrer sa bouche vers son poitrail en faisant une hyperflexion (dont la nocivité est plus que prouvée), en fuyant, en ruant, etc.. Son envie de travailler en lien avec le cavalier va s'étioler car la communication entre le cavalier et son cheval est souvent (au détriment des deux parties) douloureuse pour le cheval. Le cavalier doit apprendre à avoir une main experte et un très bon équilibre mais cela sans être au détriment du cheval.
Grâce au Jalna les fautes de mains sont beaucoup moins impactantes et douloureuses pour le cheval quel que soit le niveau du cavalier. Cela permet de garder l'envie de communication entre le cheval et son cavalier et de veiller à l'intégrité et au bien-être du cheval durant son utilisation avec un mors.


Pourquoi « Jalna » ?
Parce qu’une des ponettes de mon centre équestre, très fine et très qualitative, ne supportait pas les fautes de main des cavaliers en apprentissage. Elle se braquait systématiquement après une erreur : un mauvais saut, une action de main trop forte pour se rééquilibrer, etc. Il a donc fallu trouver une solution pour qu’elle puisse retrouver du confort en cours.
Parce qu’une des ponettes de mon centre équestre, très fine et très qualitative, ne supportait pas les fautes de main des cavaliers en apprentissage. Elle se braquait systématiquement après une erreur : un mauvais saut, une action de main trop forte pour se rééquilibrer, etc. Il a donc fallu trouver une solution pour qu’elle puisse retrouver du confort en cours.
C’est de cette réflexion qu’est né le « Jalna », nommé ainsi en son honneur. Une fois validé par Jalna, je l’ai essayé sur toute ma cavalerie, et j’ai rapidement constaté les transformations que cela leur apportait : une meilleure mise du filet, des chevaux et shetlands plus détendus, de meilleurs sauts, moins de défenses, et un réel mieux-être général.
Après en avoir fait profiter mes collègues à quatre sabots, j’ai décidé de le proposer à un plus grand nombre, afin d’améliorer le confort de nombreux autres chevaux.
Ce nouvel harnachement a déjà été accepté en CSO officiel par les juges de concours. La prochaine étape est de le faire approuver en CCE et par la FFE, dans un objectif clair : le bien-être de tous nos chevaux.
